Du 22 au 25 octobre, Hanoï a organisé une consultation publique sur le projet de révision des limites administratives avec la province de Phú Thọ. Selon le projet proposé, plus de 4 006 hectares de terres pourraient être rattachés à Hanoï, dont environ 2 529 hectares appartenant au parc national de Ba Vi et 1 477 hectares de zone tampon. La zone concernée comprend les communes de Ba Vi et Yen Xuan à Hanoï, ainsi que les communes de Thinh Minh et Luong Son et le quartier de Ky Son à Phu Tho. Les terres restent en place, mais les limites administratives pourraient changer.

Le moment choisi pour cette proposition est particulièrement remarquable, alors que Ba Vi est au cœur d’une polémique autour du projet de tourisme écologique du groupe Sun. Selon les informations disponibles, les autorités de Hanoï ont approuvé le projet et exigé que le terrain soit dégagé dans un délai de 60 jours à compter du 9 octobre. Toutefois, la consultation sur la modification des limites territoriales et les débats autour du projet sont deux questions qui doivent être examinées séparément, afin d’éviter de supposer qu’il existe nécessairement un lien de cause à effet entre elles.
Selon les autorités de Hanoï, cette modification vise à améliorer l’efficacité de la gestion, à renforcer les liens régionaux et à promouvoir le développement de la région de la capitale. Les ménages recevront un bulletin de vote et devront choisir entre « D’accord » et « Pas d’accord ». Après le rattachement de Vinh Phuc et de Hoa Binh à Phu Tho l’année dernière, cette nouvelle proposition continue de mettre la question des limites territoriales sous les feux de l’actualité. Mais avec plus de 4 000 hectares de terres concernées, ce qui intéresse les habitants, ce n’est pas seulement la manière dont les limites sur la carte vont changer, mais aussi leurs droits et les répercussions concrètes sur leur vie quotidienne.










